Alizay Double A (ex M-Real) : l'exemplarité doublement cité

Dernière mise à jour : 18/02/2014 à 09:13

La papeterie Double A, ex M-Real, un exemple au plus haut sommet de l'État.
La papeterie Double A, ex M-Real, un exemple au plus haut sommet de l'État.
La papeterie Double A, ex M-Real, a été doublement sous les feux de l’actualité ce lundi. En fin de matinée tout d’abord, lorsque le Président de la République, en clôture du conseil stratégique de l’attractivité organisé à l’Elysée, a cité le site industriel eurois parmi les exemples de la France attractive pour les capitaux étrangers. “L’entreprise thaïlandaise Double A a racheté une papeterie à Alizay, près de Rouen, 50 millions d’investissement, une entreprise qui était annoncée comme devant fermer et qui grâce à cet investissement pourra aujourd’hui poursuivre son activité”, a indiqué François Hollande.

A l’Assemblée Nationale

Quelques heures plus tard, le papetier thaïlandais était de nouveau sous les feux de la rampe, cette fois dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale, à l’occasion du second examen du projet de loi sur les sites rentables. A cette occasion, le Président du Conseil Général et député de la 2eme circonscription de l’Eure, Jean Louis Destans, est revenu sur cette proposition de loi et sur ces implications pour l’avenir industriel du pays en s’appuyant sur le dossier M-Real.

Il ne s’agit pas d’étouffer la liberté d’entreprendre dans notre pays. L’action que mène le Gouvernement est résolument tournée vers le renforcement de notre appareil productif et la création de marges de manœuvre nouvelles”, a rappelé Jean Louis Destans à la tribune. “Ici, nous faisons la Loi et la Loi est là pour borner l’espace, dire le champ du possible, protéger les travailleurs contre les prédateurs et ceux qui se libèreraient sans scrupules de leurs responsabilités sociales”. Les Finlandais de M-Real et leur volonté de fermer purement et simplement la papeterie d’Alizay en rayant de la carte 330 emplois, sans chercher une quelconque alternative, entrent dans cette catégorie.

“Un gouffre sous nos pas…”

Cependant, si aujourd’hui, plus de 150 salariés ont pu reprendre le chemin de l’emploi à Alizay, le parcours n’a pas toujours été simple. “Combien d’écueils, combien d’incertitudes, quel vide juridique ! Plus d’une fois, nous avons eu le sentiment de voir un gouffre sous nos pas. Cette loi discutée aujourd’hui, nous aurait donné un cadre, une forme de règle du jeu pour dépasser le champ toujours très aléatoire du rapport de force et de l’indignation qui fut pendant un temps notre seule arme”, a encore noté Jean Louis Destans. “Avec cette Loi, nous aurions pu agir plus vite. Nous nous dotons aujourd’hui du cadre qui contraindra au dialogue face à la tentation de la fuite en avant, qui favorisera l’anticipation, la recherche de solution plutôt que le conflit et la fermeture. C’est une chance”.

Alizay, 27

  1. tartampion
    4 mars 2014 20:03
    On n'a plus d'industrie sidérurgique, plus d'industrie textile, bientôt plus d'industrie automobile , ... les chinois achètent nos vignobles etc... bravo Hollande, c'est comme çà qu'on crée de l'emploi ... en nationalisant ... en dénationnalisant!vraiment du grand n'importe quoi : de toutes façons, qui c'est qui paye ?