Gisors Transports scolaires : les familles paieront dès la rentrée 2017

Toutes les familles devront dès la rentrée scolaire s'acuitter d'une taxe pour l'utilisation des transports scolaires. Une mesure très impopulaire.

11/05/2017 à 16:42 par gvois

Transports scolaires. Les familles paieront dès la rentrée 2017 Le sujet promettait d’être sensible. Malgré l’opposition de nombreux élus, épaulés par une poignée de parents d’élèves - tous venus grossir les rangs du public à l’occasion du conseil communautaire jeudi soir - les familles devront bien s’acquitter d’une taxe sur les transports scolaires. Dès la rentrée prochaine, il en coûtera par an 30 € pour les élèves de maternelle au CM2, 80€ pour les collégiens et 100€ pour les lycéens et BTS. Les enfants contraints d’utiliser le car uniquement pour se rendre à la cantine le midi n’ont pas été oubliés, avec une facture annuelle à la charge des familles de 30€. La grogne des parents De quoi susciter la colère d’une mère de famille qui, à l’issue du vote, n’a pas hésité à remettre au bureau communautaire, l’une des pancartes brandie tout au long de la séance avec ce commentaire : « C’est pour vous remercier de ce que vous faites pour nous ». Dans le public, la grogne était par ailleurs palpable, un homme lançant à l’assemblée : « Elle est belle la nouvelle communauté de communes. On devait faire des économies, et finalement on nous fait payer davantage ! » Parmi la fronde de la dizaine d’élus opposée à cette taxation des transports scolaires, bon nombre était issu des rangs de l’ancienne zone d’Étrépagny, qui se voit devoir s’aligner quelques mois seulement après la fusion, sur les tarifs pratiqués au sein de l’ancienne com’com Gisors Epte Lévrière. Un vent de colère, porté par Anthony Auger, élu d’opposition (Front de gauche) à Gisors. D’après lui, cette taxation est injustifiable. « Je ne comprends pas le chiffrage des tarifs, ni la raison. Avec la fusion, nous n’avons pas de réelle difficulté budgétaire. Pourquoi dès lors faire payer les familles ? Et pourquoi faire payer plus cher en fonction des niveaux de scolarisation, c’est absurde ! On ne parle pas d’un service comme les autres mais de garantie de l’égalité d’accès à éducation. Or, là, les tarifs restent très lourds, certaines familles pouvant atteindre jusqu’à 250 euros pr une seule famille. On fait payer le poid de la scolarité sur les familles, plutôt que de faire jouer la solidarité en l’incluant totalement dans le budget communautaire. Ce n’est pas acceptable ! » Une longue charge à laquelle répond Didier Pinel, délégué aux transports par une formule choc : « Le reste à charge pour la communauté de communes que vous souhaitez faire supporter par la collectivité, où allez-vous le trouver ? Dans quelle poche ? Je vous le dis : celle de l’imposition, qui retombe sur les familles. Quoiqu’il arrive, en dernière instance, c’est bien dans la poche des familles que vous irez chercher l’argent ! C’est aussi un moyen de responsabiliser les familles, qui trop souvent s’inscrivaient sans utiliser le service ». « Trouver un consensus » Un argumentaire relayé par le maire de Gisors (LR), Alexandre Rassaërt qui a insisté sur le consensus trouvé auprès des maires quant à une révision à la baisse des tarifs pratiqués pour les élèves de primaire. « Bon nombre d’élus du territoire d’Étrépagny n’étaient pas opposés à l’idée de sortir de la gratuité totale. Mais ils nous ont indiqué que passer de zéro à 50 euros était une marche un peu haute, l’idée était d’aller vers un consensus, pour ne pas rester dans une assemblée divisée en deux ». À l’issue du débat, douze voix se lèvent en opposition à cette délibération. La fin de la gratuité est votée, suscitant l’indignation des parents d’élèves qui ne peuvent s’empêcher de prendre la parole : « Vous avez oublié les parents dans les votes d’opposition ! ». Une mère de famille va jusqu’à se lever pour remettre une banderole à Christine Blanckaërt, lui murmurant à l’oreille avec ironie : « C’est pour vous remercier de ce que vous faites pour nous ». Ils finiront par quitter l’assemblée furieux. Une ambiance électrique pour l’un des premiers votes impopulaires de la jeune assemblée.
Malgré le baroud d’honneur d’une poignée de parents d’élèves, les transports scolaires seront bien payants dès la prochaine rentrée.

Le sujet promettait d’être sensible. Malgré l’opposition de nombreux élus, épaulés par une poignée de parents d’élèves – tous venus grossir les rangs du public à l’occasion du conseil communautaire jeudi soir – les familles devront bien s’acquitter d’une taxe sur les transports scolaires.
Dès la rentrée prochaine, il en coûtera par an 30 € pour les élèves de maternelle au CM2, 80€ pour les collégiens et 100€ pour les lycéens et BTS. Les enfants contraints d’utiliser le car uniquement pour se rendre à la cantine le midi n’ont pas été oubliés, avec une facture annuelle à la charge des familles de 30€.

La grogne des parents

De quoi susciter la colère d’une mère de famille qui, à l’issue du vote, n’a pas hésité à remettre au bureau communautaire, l’une des pancartes brandie tout au long de la séance avec ce commentaire : « C’est pour vous remercier de ce que vous faites pour nous ».
Dans le public, la grogne était par ailleurs palpable, un homme lançant à l’assemblée : « Elle est belle la nouvelle communauté de communes. On devait faire des économies, et finalement on nous fait payer davantage ! »

Parmi la fronde de la dizaine d’élus opposée à cette taxation des transports scolaires, bon nombre était issu des rangs de l’ancienne zone d’Étrépagny, qui se voit devoir s’aligner quelques mois seulement après la fusion, sur les tarifs pratiqués au sein de l’ancienne com’com Gisors-Epte-Lévrière. Un vent de colère, porté par Anthony Auger, élu d’opposition (Front de gauche) à Gisors.
D’après lui, cette taxation est injustifiable. « Je ne comprends pas le chiffrage des tarifs, ni la raison. Avec la fusion, nous n’avons pas de réelle difficulté budgétaire. Pourquoi dès lors faire payer les familles ? Et pourquoi faire payer plus cher en fonction des niveaux de scolarisation, c’est absurde ! On ne parle pas d’un service comme les autres mais de garantie de l’égalité d’accès à éducation. Or, là, les tarifs restent très lourds, certaines familles pouvant atteindre jusqu’à 250 euros pour une seule famille. On fait payer le poids de la scolarité sur les familles, plutôt que de faire jouer la solidarité en l’incluant totalement dans le budget communautaire. Ce n’est pas acceptable ! »
Une longue charge à laquelle répond Didier Pinel, délégué aux transports par une formule choc :

Le reste à charge pour la communauté de communes que vous souhaitez faire supporter par la collectivité, où allez-vous le trouver ? Dans quelle poche ? Je vous le dis : celle de l’imposition, qui retombe sur les familles. Quoi qu’il arrive, en dernière instance, c’est bien dans la poche des familles que vous irez chercher l’argent ! C’est aussi un moyen de responsabiliser les familles, qui trop souvent s’inscrivaient sans utiliser le service.

« Trouver un consensus »

Un argumentaire relayé par le maire de Gisors (LR), Alexandre Rassaërt qui a insisté sur le consensus trouvé auprès des maires quant à une révision à la baisse des tarifs pratiqués pour les élèves de primaire. « Bon nombre d’élus du territoire d’Étrépagny n’étaient pas opposés à l’idée de sortir de la gratuité totale. Mais ils nous ont indiqué que passer de zéro à 50 euros était une marche un peu haute, l’idée était d’aller vers un consensus, pour ne pas rester dans une assemblée divisée en deux ».
À l’issue du débat, douze voix se lèvent en opposition à cette délibération. La fin de la gratuité est votée, suscitant l’indignation des parents d’élèves qui ne peuvent s’empêcher de prendre la parole : « Vous avez oublié les parents dans les votes d’opposition ! ». Une mère de famille va jusqu’à se lever pour remettre une banderole à Christine Blanckaërt, lui murmurant à l’oreille avec ironie : « C’est pour vous remercier de ce que vous faites pour nous ». Ils finiront par quitter l’assemblée furieux. Une ambiance électrique pour l’un des premiers votes impopulaires de la jeune assemblée.

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